mihou Rang: Administrateur

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 | Sujet: Sept conseils pour survivre dans la jungle du placement Mar 2 Mai - 3:51 | |
| Sept conseils pour survivre dans la jungle du placement
19 septembre 2005 Bernard Mooney , Journal Les Affaires
La bonne attitude est aussi importante que les connaissances Si le scandale Norbourg a démontré une chose, c'est qu'il y a un avantage colossal à prendre complètement ses affaires en main. Adieu ! courtiers, planificateurs, gestionnaires, etc.
Je sais que cette solution n'est pas à la portée de tout le monde. En fait, dans plusieurs cas, il faut l'admettre, elle est loin d'être la solution idéale, pour un grand nombre de raisons comme le manque de temps, le manque d'intérêt et le manque de compétence.
Il reste que vous devriez prendre conscience de l'importance de devenir à tout le moins un épargnant avisé, sinon un investisseur averti. Et cela peut se faire sans prétendre devenir un spécialiste. Il s'agit d'abord et avant tout de cultiver la bonne attitude et les bons réflexes face aux marchés financiers.
Dans cette optique, je vous propose sept conseils fondamentaux.
1 soyez réaliste
La première étape consiste simplement à regarder la réalité en face : le monde du placement est une jungle où tous les intervenants tentent de maximiser leurs propres profits. En être conscient est essentiel.
La conséquence directe de cette constatation est que vous ne devez jamais plus compter sur les organismes de réglementation pour vous protéger. La réalité, c'est que ces organismes sont inefficaces, lents, et manquent souvent de pertinence. Ils adoptent des règles et s'assurent que les intervenants les suivent. Or, le respect de ces règles est loin de signifier que vos intérêts sont bien défendus.
2 Ayez des attentes modestes
Il est important d'aborder le placement avec des attentes réalistes, tant en ce qui concerne le rendement que les êtres humains. Si vous visez des rendements de 20 % par année (dans un contexte où les taux d'intérêt sont très bas), vous risquez d'être amèrement déçu ou, pire, vous risquez de prendre des risques stupides pour tenter de réaliser votre objectif.
Vos attentes devraient reposer sur les rendements offerts par les obligations de 10 ans. Récemment, des obligations gouvernementales de cette échéance rapportaient environ 4 %. Si vous investissez à la Bourse, c'est que vous voulez un rendement supérieur, qui récompensera le risque que vous prenez. Dans ce contexte, un objectif de rendement annuel de 10 % demeurerait réaliste et très satisfaisant.
Soyez également réaliste face aux individus. Les Warren Buffett sont rares; en fait, il n'y en a qu'un. Si vous avez quelques milliers de dollars à investir, il y a de bonnes chances pour que votre institution financière vous confie à un débutant qui aura moins de 10 ans d'expérience. Sauf exception, ses conseils ne vaudront pas cher (il peut cependant être très intègre, ce qui est précieux).
3 minimisez les frais
Dans un univers de faibles rendements, chaque point de pourcentage est crucial. C'est pour cela que vous devez mener une guerre de tous les instants aux frais en tous genres. Cela signifie de surveiller les frais d'administration de vos comptes, les frais de gestion, les frais de service, les frais de commission, etc.
Cela est aussi vrai pour les utilisateurs des courtiers escompteurs. L'attrait des transactions à 29 $ est trompeur, car si vous en faites 10 par semaine, même à ce bas prix, vous aurez dépensé près de 15 000 $ en un an.
N'oubliez pas de tenir compte des coûts moins apparents, comme l'écart entre le prix affiché par les acheteurs et le prix demandé par les vendeurs, qui peut souvent représenter 1 % d'une transaction. L'investisseur doit tenter d'acheter au meilleur prix possible et ne pas s'en remettre automatiquement au prix du marché. Il doit aussi considérer que cet écart est généralement plus élevé en ce qui concerne les plus petits titres.
De plus, si vous faites des transactions en dollars US dans un compte REER, l'institution se paie généreusement en gardant un écart élevé entre les cours acheteur et vendeur.
Pour de très nombreuses raisons, la meilleure façon de contrôler vos coûts et d'améliorer vos rendements est tout simplement de faire le moins de transactions possible.
4 Évitez la complexité
Vous devez faire de l'acronyme KISS (pour Keep It Simple, Stupid) votre devise, votre mantra, voire votre obsession. En d'autres mots, fuyez la complexité comme la peste.
Si votre conseiller vous offre un produit qu'il est incapable de vous expliquer simplement en quelques secondes, dites non - il y a de grandes vertus dans ce petit mot de trois lettres ! En fait, n'achetez jamais un produit sur la foi d'un seul appel téléphonique. Prenez le temps de consulter la documentation pertinente, même si vous n'y comprenez pas grand-chose (avec le temps, votre connaissance augmentera).
Par exemple, si on vous offre une nouvelle émission, consultez le prospectus (entre autres sur le site sedar.com). Plus le prospectus compte de pages, plus vous devriez être sur vos gardes. Consultez toujours la rubrique décrivant les frais relatifs au placement et au titre. Cela vous donnera une bonne idée de tous ceux qui se serviront avant vous et qui gagneront de l'argent avant vous.
De plus, vous n'avez probablement pas besoin de 12 fonds communs : un fonds d'actions canadiennes et un fonds en actions américaines suffisent. Pour la plupart des épargnants, les fonds spécialisés et sectoriels sont inutiles.
5 pensez à long terme
Je sais : c'est plate en maudit de se faire répéter cela. Mais c'est trop important pour que je n'insiste pas. Vous devez, dans toutes vos décisions, avoir un horizon temporel d'au moins cinq ans, et préférablement beaucoup plus. Un portefeuille se bâtit sur plusieurs années, voire plusieurs décennies, et c'est vers la fin qu'on récolte la plus grande partie des fruits.
Trop d'intervenants, y compris les médias, travaillent avec énergie, à vous faire oublier cette étape. Car chacun cherche à promouvoir ses propres intérêts. Le bien-être financier de l'épargnant ne figure pas parmi ces intérêts.
6 ne spéculez jamais
Alors là, je vous demande l'impossible ! Pourtant, c'est une erreur que d'acheter un placement qui n'a pas sa place dans votre stratégie financière à long terme. C'est également une erreur grave de vous garder un petit capital (comme 2 000 $) uniquement dans le but de spéculer, comme le font plusieurs investisseurs. Cela ne fait qu'encourager vos tendances malsaines.
Le plus grave défaut de l'épargnant-investisseur est de laisser ses hormones décider à sa place. Si voulez jouer, allez au casino !
7 méfiez-vous de ce qui est populaire
Enfin, les marchés financiers ont le don de faire naître d'immenses vagues attrayantes qui peuvent durer plusieurs années. Les premiers à suivre la vague font un profit, mais ça se gâte par la suite. Les derniers, souvent les plus néophytes et les plus naïfs, se font laver.
Le plus bel exemple en est la bulle techno de 2000, mais le phénomène est récurrent. Quand tout le monde parle du même secteur ou du même titre, attention ! |
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