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 | Sujet: Paul Wolfowitz is to quit as president of the World Bank Jeu 17 Mai - 23:34 | |
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Wolfowitz to quit the World Bank
Paul Wolfowitz is to quit as president of the World Bank following a bitter promotion row involving his partner. The global lending body said Mr Wolfowitz would step down on 30 June and that it would begin the search for a successor immediately. Mr Wolfowitz faced widespread calls for his resignation after being accused of a conflict of interest over a pay rise given to ex-Bank employee Shaha Riza. The former US deputy defence secretary joined the World Bank in 2005.
'Good faith' In a statement, the World Bank said it had been assured by Mr Wolfowitz that he had "acted ethically and in good faith".
I have concluded it is in the best interests of those whom the institution serves for that mission to be carried forward under new leadership
Paul Wolfowitz
But it acknowledged that a "number of mistakes" had been made in how Ms Riza's role and remuneration had been handled.
It added that it "regretted" that Mr Wolfowitz's achievements at the Bank had been "overshadowed by recent events".
In response, Mr Wolfowitz said his decision to resign was "in the best interests" of the institution, which has more than 180 members worldwide. Mr Wolfowitz has been under severe pressure for several weeks, with a number of European politicians calling on him to step down to prevent the Bank's credibility in tackling corruption worldwide from being eroded. The White House strongly supported Mr Wolfowitz - although experts believed its influence would not be enough to save his position in the face of European hostility. President George W. Bush said earlier on Thursday that he regretted the current situation.
Conflict of interest Mr Wolfowitz faced calls to resign since details emerged about his role in securing a pay rise for Ms Riza, who used to work at the bank. When Mr Wolfowitz was appointed to head the body, Ms Riza was transferred to work for the US state department, to avoid any conflict of interest.
But her salary rose quickly to about $193,000 (£98,000) - more than the $186,000 that Secretary of State Condoleezza Rice receives before tax. A panel of World Bank found that Mr Wolfowitz had provoked a "conflict of interest" by breaking its code of conduct and violating the terms of his contract. As recently as Wednesday, Mr Wolfowitz's lawyer said the 24-members of the Bank's board of directors would have to vote to sack him if it wants him to leave. The board is made up of representatives of the Bank's leading members including the US, UK, Japan, France and Germany.
The Bank gave no further details of its agreement with Mr Wolfowitz, who was appointed for a five-year term on 1 June 2005.
His contract states that he is entitled to a year's salary should he resign or be removed from office as long as he served a year in the job.
Story from BBC NEWS:
http://news.bbc.co.uk/go/pr/fr/-/2/hi/business/6667975.stm
Published: 2007/05/17 23:05:08 GMT
© BBC MMVII |
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 | Sujet: Re: Paul Wolfowitz is to quit as president of the World Bank Sam 19 Mai - 13:41 | |
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Agrandir l'image vendredi 18 mai 2007, mis à jour à 16:37L'Afrique dénonce l'hypocrisie de la Banque mondiale Reuters
La crédibilité du discours que tient la Banque mondiale à l'Afrique, en prônant transparence et bonne gouvernance, est écornée par l'affaire de népotisme qui a poussé Paul Wolfowitz, son président, à décider de renoncer à ses fonctions.
Les gouvernements africains, accusés de façon récurrente par les élites du Nord d'être corrompus, sont habitués depuis des années au refrain des délégations de la Banque mondiale sur la nécessité d'assainir leurs pratiques et de rendre leur gouvernance plus rigoureuse et transparente.
Après plusieurs semaines d'incertitudes, Wolfowitz a accepté jeudi de démissionner après la vague d'indignation soulevée en raison de son rôle dans l'avancement de sa compagne Shaha Riza, une ancienne experte du Proche-Orient auprès de la Banque. En Afrique, cette décision a été très bien accueillie.
"Il n'appliquait pas à lui-même ce qu'il préconisait aux autres", a observé Charles Mugabo, gérant d'un cyber-café de Bujumbura. L'affaire Wolfowitz, a-t-il jugé, est une leçon pour les pays occidentaux qui ne doivent pas être si prompts selon lui à se proclamer supérieurs au reste du monde sur le plan de la moralité. "INTEGRITE EN JEU"
"Comment peut-on faire la leçon à l'Afrique quand on utilise l'argent de la Banque mondiale pour donner une augmentation à sa petite amie?", a interrogé Dick Musisi Mpiima, président de l'Association des exportateurs, importateurs et commerçants d'Ouganda.
Les experts africains pensent que, dans l'ensemble, ce scandale nuira à la principale campagne de la Banque mondiale, qui est de promouvoir la bonne gouvernance et l'honnêteté dans les affaires sur un continent dont les groupes étrangers s'arrachent les richesses naturelles. "Son intégrité est en jeu", a estimé Maxwell Mkwezalamba, commissaire de l'Union africaine aux Affaires économiques.
Pour beaucoup d'Africains, cette affaire illustre par ailleurs la nécessité d'élargir la gestion de la Banque pour refléter la diversité de ses membres. Ce sont les Etats-Unis, son plus grand actionnaire, qui ont toujours choisi son président. Si elle est le continent le plus concerné par les décisions de cette institution, l'Afrique n'a jamais eu son mot à dire dans ce choix éminemment stratégique. "Nous sommes un acteur important parce que nous empruntons de l'argent à la Banque. Nous devons par conséquent avoir notre mot à dire", a dit le ministre zambien de l'Information, Mike Mlongoti. MAUVAIS MESSAGE D'autres ont regretté le départ de Wolfowitz, qui était selon eux sensible aux problèmes et aux besoins de l'Afrique. "La Banque a perdu un homme qui aimait l'Afrique", a estimé Esther Passaris, une femme d'affaires basée à Nairobi.
Pour Alphonse Muzito, ministre du Budget de la République démocratique du Congo, Wolfowitz est la victime de ses ennemis au sein de la Banque.
Tous s'accordent cependant sur le fait que le scandale envoie précisément le mauvais message aux dirigeants africains, très courtisés par les entreprises occidentales et par l'ambitieuse diplomatie chinoise. "La façon dont Wolfowitz a négocié une augmentation pour sa compagne équivaut à celle dont le président Idriss Déby a détourné les revenus du pétrole", a estimé Ngarlegy Yorongar, un opposant du président tchadien. Wolfowitz avait brièvement suspendu au début 2006 le versement des prêts de la Banque au Tchad en accusant N'Djamena d'avoir enfreint un accord en amendant unilatéralement une législation sur les revenus pétroliers pour puiser dans un fonds réservés en théorie aux générations futures.
"Il serait dommage de revenir à cette vieille époque où les représentants de la Banque mondiale en Afrique entretenaient des relations très intimes avec les dirigeants", a estimé Maïna Kiai, membre d'une organisation kényane de défense des droits de l'homme. |
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