mihou Rang: Administrateur

Inscrit le : 28 Mai 2005 Messages : 7595 Localisation : Washington D.C.
| Sujet: Libre échange UE - ACP : objectif en vue Sam 26 Mai - 13:29 | |
| Libre échange UE - ACP : objectif en vue
Anne-Marie Mouradian (Photo RFI)
Peter Mandelson, le commissaire européen au Commerce extérieur l’a répété hier encore : « Non, Bruxelles n’a pas l’intention de forcer les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique à signer des accords de libre échange régionaux avec l’Europe contre leur gré ». Mais, a-t-il prévenu : « si les difficiles négociations en cours devaient échouer, les conséquences seraient dramatiques tant pour l’UE que pour les ACP ». En début de semaine, le Parlement européen, après les ONG, avait demandé que l’Europe arrête de mettre la pression sur ses partenaires pour les obliger à signer, coûte que coûte, le 31 décembre prochain. Date à laquelle le système de préférences commerciales accordées par l’Union européenne aux pays ACP devraient disparaître - OMC oblige - pour être remplacé par des accords de partenariat économique régionaux.
Bruxelles manie la carotte et le bâton. Promettant aux régions ACP qui signeront les fameux accords - et à elles seules - de leur ouvrir entièrement le marché européen, excepté pour le sucre, le riz et les bananes, produits qui ne seraient libéralisés que plus tard. Du côté ACP, l’ouverture des marchés serait très graduelle, avec de longues périodes de transition pouvant aller jusqu’à 25 ans pour les produits sensibles. A l’issue de la réunion, les ACP, par la voix du ministre des Affaires étrangères du Lesotho, Mohlabi Tsekoa, président en exercice du groupe, ont parlé d’« avancées importantes ». M. Tsekoa a assuré que l’UE avait répondu à certaines de leurs préoccupations.
Bref, tout le monde est d’accord pour maintenir le cap et intensifier les négociations pour conclure dans six mois. Mais en coulisses, certains représentants ACP soulignaient que les jeux étaient loin d’être faits. Ils dénonçaient la fin des arrangements préférentiels et la chute programmée de leurs exportations de sucre et de bananes vers l’Europe. « Nous en frissonnons de crainte » a déclaré Arvin Boolell, ministre de l’Agro-industrie de l’Ile Maurice.
Si les préférences commerciales accordées aux ACP depuis trente ans sont condamnées à disparaître, de nombreux observateurs restent aujourd’hui très sceptiques quant à l’instauration - même progressive, asymétrique et accompagnée d’aides européennes - de zones de libre-échange entre l’UE, qui dispose d’un produit intérieur brut par habitant d’environ 22 000 euros, et le groupe des 78 pays ACP dont le PIB moyen avoisine les 430 euros.
par Anne-Marie Mouradian[26/05/2007 http://www.rfi.fr/actufr/articles/089/article_52163.asp _________________ Le Mensonge peut courir un an, la vérité le rattrape en un jour, dit le sage Haoussa Ma devise: se SURPASSER ,ne JAMAIS ABDIQUER,TOUJOURS RESTER HUMBLE |
|
mihou Rang: Administrateur

Inscrit le : 28 Mai 2005 Messages : 7595 Localisation : Washington D.C.
| Sujet: Coup d’envoi du partenariat UE-Afrique pour les infrastructu Sam 26 Mai - 13:36 | |
| Coup d’envoi du partenariat UE-Afrique pour les infrastructures
Anne-Marie Mouradian (Photo RFI)
Annoncé en juillet 2006, le partenariat Europe-Afrique pour les infrastructures vient d’entrer cette semaine dans une phase concrète avec l’inauguration du fonds fiduciaire qui financera les projets. L’objectif est de doter l’Afrique de grands réseaux transfrontaliers de transports, d’énergie, d’eau et de télécommunications sur base de priorités définies par l’Union africaine et le NEPAD.Les premiers financements iront à deux initiatives. D’une part, le projet de construction de 10 000 km de câble sous marin à fibres optiques, tout le long de la côte d’Afrique orientale reliant le Soudan à l’Afrique du Sud avec des connexions vers les Etats enclavés. Le câble permettra d’améliorer la qualité des communications et d’en réduire considérablement les coûts, il facilitera l’accès à l’internet haut débit et connectera les 23 pays de la région au reste du monde. C’est le pendant du câble sous marin de télécommunications déjà existant sur la côte d’Afrique occidentale. Le deuxième financement est destiné à la construction de la centrale hydroélectrique de Felou sur le fleuve Sénégal qui doit améliorer l’approvisionnement en électricité du Mali, du Sénégal et de la Mauritanie.
Au-delà de ces deux grands projets, certains se demandent déjà si le partenariat Europe-Afrique pour les infrastructures, très volontariste, aura les moyens de ses ambitions. Actuellement, son budget se limite à 87 millions d’euros de dons et 260 millions de prêts. Une peccadille par rapport à l’énormité des besoins. Il ne s’agit, rétorque Bruxelles, que de la phase initiale et d’autres donations suivront à la vue des premiers résultats. A ce jour, neuf Etats membres ont ajouté leur obole aux montants investis par la Commission et la Banque européenne d’investissement. L’Espagne est la plus généreuse, suivie par la France. C’est la conséquence de sa nouvelle politique africaine adoptée depuis que Madrid est confrontée aux flux massifs d’immigrants clandestins. Autrefois peu impliquée en Afrique noire, l’Espagne a, depuis 2005, triplé son volume d’aide au développement en faveur du sud du Sahara et prévoit d’en doubler le montant d’ici 2008.
par Anne-Marie Mouradian [28/04/2007]
http://www.rfi.fr/actufr/articles/088/article_51388.asp _________________ Le Mensonge peut courir un an, la vérité le rattrape en un jour, dit le sage Haoussa Ma devise: se SURPASSER ,ne JAMAIS ABDIQUER,TOUJOURS RESTER HUMBLE |
|