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| | La polémique enfle autour du Franc CFA fort | |
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mihou Rang: Administrateur

Inscrit le : 28 Mai 2005 Messages : 7661 Localisation : Washington D.C.
 | Sujet: La polémique enfle autour du Franc CFA fort Ven 13 Juil - 6:03 | |
| La polémique enfle autour du Franc CFA fort La dévaluation du CFA fait débat. Depuis 2004, la valeur de l’euro s’est appréciée de 63 % face au dollar. En Afrique de l’ouest et du centre dont la monnaie, le CFA, est liée à la monnaie européenne par une parité fixe, la côte d’alerte est atteinte. Par Adamou Fall (Les Afriques) 
Depuis 2004, la valeur de la monnaie européenne n'a pas cessé d'augmenter face au billet vert, passant de 0,83 à 1,31 dollar fin novembre 2006, pour atteindre 1,36 dollar en avril 2007. Pour les argentiers européens, il n’y a pas lieu de s'inquiéter. Le seuil critique étant encore loin. Par contre, l’on apprécie autrement ce bras de fer du côté des pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre dont la monnaie est liée à l'euro par une parité fixe. Dévaluer ou pas ? Les positions divergent en fonction des intérêts des uns et des autres.


       La zone CFA
© izf.net   

 

Facture pétrolière
Les partisans du statu quo font noter que l’ascendant de l’euro sur le dollar a, dans une certaine mesure, amorti l’impact de la flambée continue des cours du baril et abaissé le coût des importations payées en dollar. Les exportations de la Zone franc vers les pays de l'Union européenne -- plus 50% de ses échanges extérieurs, selon le FMI -- s'en trouvent normalement favorisées. Le service de la dette extérieure a aussi baissé, mécaniquement. Selon la Banque Africaine de Développement, la flambée des cours du brut a certes effacé une bonne partie du bénéfice des annulations de dette des pays de Zone CFA, mais cela aurait été pire sans la hausse de l'euro.
Importations facilitées
Toutefois, l’euro trop fort comporte également des conséquences négatives pour la Zone CFA. Le coût de la main-d'œuvre, déjà élevée en comparaison avec les pays asiatiques, en est artificiellement gonflé. Il encourage les importations, au détriment des productions locales, y compris l'importation de biens qui ne sont pas nécessairement indispensables. Les productions locales deviennent moins compétitives à l’exportation que celles concurrentes des pays hors zone euro. Il en est ainsi du coton béninois, de la banane camerounaise, du café ou du cacao ivoirien face aux produits analogues américains et latino-américains qui s’exportent en dollar et qui sont, de surcroît, subventionnés.

Le revenu des exportations de matières premières africaines facturées en dollar affaibli diminue conséquemment.
Les « pro-dévaluation » invoquent aussi les difficultés des principales filières agricoles de la zone. Argument balayé par nombre d’experts africains qui estiment que leur fragilité et vulnérabilité sont bien plus à imputer à une récurrente mauvaise gestion, à la faible productivité, mais également aux subventions européennes et américaines.
Les risques à ne pas courir 

      
  

 

Dévaluer le franc CFA en raison de l’euro fort c’est, aujourd’hui, prendre le risque de s’engager dans une course-poursuite sans fin.
Les Etats-Unis continueront à laisser délibérément le billet vert se déprécier pour diminuer leur énorme déficit commercial envers la Chine et accroître la compétitivité extérieure de leurs produits. Ils y resteront également contraints par la flambée des cours du brut qui serait à tous égards, insoutenable pour leur balance des paiements avec un dollar plus fort qui, de surcroît, rendrait les produits américains encore plus chers et moins compétitifs.
Bénéfice incertain
Par ailleurs, pour produire les effets bénéfiques escomptés, principalement en termes de compétitivité extérieure, d’augmentation des exportations et de leurs revenus, et d’atténuation de la pression des importations, la dévaluation doit pouvoir s’adosser à une industrie et une agriculture modernes, performantes et dynamiques, avoir des débouchés avérés et la capacité de les élargir, un secteur privé à même de répondre à la demande, un régime politique stable et enfin un environnement technique, administratif et juridique propice à l'essor des affaires.
Or ces atouts ne sont pas les mieux partagés dans la Zone CFA. Elle ne pourrait donc tirer que faiblement partie d’une nouvelle dévaluation, comme ce fut le cas de la première dont les effets bénéfiques se sont très rapidement effrités et résorbés. Aujourd’hui, une dévaluation du F CFA aurait pour conséquence une hausse vertigineuse du coût des importations un surenchérissement de la facture pétrolière, une inflation galopante. Et le chômage qui a déjà atteint des niveaux inacceptables, s'accroîtrait davantage. Un abrupt changement de parité remettrait en question la pertinence des politiques de convergence que les pays de l’UEMOA et de la CEMAC s’évertuent de respecter, tant bien que mal, pour consolider et renforcer les processus d’intégration économique et monétaire dans lesquels ils se sont engagés, plus résolument depuis une douzaine d’années et qui ne devraient point être réversibles.

Une illusion d’équilibre
Toutefois, la valeur d'une monnaie ne peut pas être éternellement fixe. L’immuabilité monétaire, dans un monde en mutation permanente, est un artifice antiéconomique. Elle est dangereuse car elle donne l'illusion que l’on est dans un équilibre économique parfait, alors que dans le réel l’on est confronté par d’immenses problèmes à la fois structurels et conjoncturels.
Les pays de la Zone CFA devront nécessairement se mettre dans les conditions de sortir de cette situation illusoire. Une des solutions préconisée passerait par la création d’une nouvelle unité de compte avec le rapatriement des réserves de changes de la Zone CFA auprès du Trésor public français, en les renforçant par les avoirs des pays notamment anglophones qui appartiennent à la CEDEAO mais pas l’UEMOA. La nouvelle monnaie qui serait créée sur cette base régionale élargie et homogène ne serait plus unilatéralement reliée à l’euro comme l’est le CFA, mais à un panier de monnaies choisies en fonction des principaux partenaires de commerce extérieur des pays de cette nouvelle union monétaire.
Ce système permettrait à la fois de faire l'économie de dévaluations en cascades et de la multiplication des traumatismes qu'elles causent aux populations. Les distorsions monétaires seraient corrigées en douceur, puisque les gains ou les pertes de compétitivité seraient engrangés ou payés en temps réel. Le problème pour les pays concernés est de s’accorder sur le franchissement du Rubicon.
Une si vieille histoire 

      
  

 

Aux origines du Franc CFA
Le franc CFA fait partie des 41 monnaies, pour la plupart non convertibles, en circulation sur le continent africain. En fait il n’y a pas un seul franc CFA mais deux. L’un, dénommé "franc de la Communauté Financière Africaine", est commun aux huit Etats de l’Union Economique et Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA) :
Bénin, Burkina, Côte d'Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo.
L’autre, appelé "franc de la Coopération Financière en Afrique Centrale", a cours entre les six pays de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) :
Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad.
Gérée par deux banques centrales distinctes, la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest pour l’UEMOA et la Banque Centrale des Etats de l’Afrique Centrale pour la CEMAC, chacune de ces unités monétaires est, depuis 1993, exclusivement utilisable dans sa zone d’émission. Depuis, les transferts légaux entre les deux régions se font uniquement par voie bancaire.
A l’origine, le franc CFA était le « franc des colonies françaises », une monnaie unique et commune à toutes les possessions françaises d’Afrique et de Madagascar. Elle avait été lancée le 26 décembre 1945, date de la première réforme monétaire française d’après-guerre. En 1958, son sens est modifié. CFA signifie désormais communautés françaises d’Afrique.

A l’aube de l’indépendance, en 1959, le franc colonial sera remplacé par les deux actuels francs CFA, comme signes de la nouvelle forme de coopération monétaire entre la France et ses anciennes colonies : mise en commun des réserves de change, garantie de convertibilité, parité fixe. Certains pays ont choisi, lors de l'indépendance ou après, de quitter la Zone franc : Algérie, Maroc, Tunisie, Mauritanie, Madagascar, Guinée. Le Mali l'a quittée en 1962 pour la réintégrer en 1984. La lusophone Guinée-Bissau l’a intégrée le 2 mai 1997.
Durant ses 62 années d’existence, le franc CFA a connu quatre temps forts. En 1948, avec la dévaluation du franc métropolitain, sa valeur est passée à 2 FF, contre 1,70 FF en 1945, soit une réévaluation de 17,65 %. En 1960, avec la création du nouveau franc ou «franc lourd » (1 NF = 100 anciens francs), le franc CFA a été maintenu dans sa valeur : 1 NF = 50 F CFA. Le 11 janvier 1994, il a été dévalué de 50 % par rapport au franc français : 1 NF = 100 F CFA. En 1999, avec la disparition du franc français et la création de la monnaie unique européenne, le franc CFA a été rattaché à l'euro selon la même parité fixe, la garantie de convertibilité étant toujours à la charge de l'État français : 1 euro = 655,957 F CFA.
www.lesafriques.com _________________ Le Mensonge peut courir un an, la vérité le rattrape en un jour, dit le sage Haoussa Ma devise: se SURPASSER ,ne JAMAIS ABDIQUER,TOUJOURS RESTER HUMBLE |
|  | | mihou Rang: Administrateur

Inscrit le : 28 Mai 2005 Messages : 7661 Localisation : Washington D.C.
 | Sujet: Re: La polémique enfle autour du Franc CFA fort Lun 30 Juil - 17:28 | |
| Polémique autour du franc CFA fort (suite) Lucien Pambou revient sur l'article consacré au Franc CFA fort, d'Adamou Fall, du journal 'Les Afriques' Par Lucien Pambou 

       © izf.net   

 

Le mérite de l’article d’Adamou Fall consiste à poser de façon précise les questions relatives au franc CFA, mais surtout à propos de son arrimage à l’euro.
En montrant qu’il y a deux camps, l’un pour un CFA fort tel qu’il est sans changer la parité vis-à-vis de l’euro , l’autre qualifié de pro-dévaluation c'est-à-dire pour une modification de la parité du franc CFA avec l’euro, Adamou Fall met l’accent sur une vieille histoire qui est celle du franc CFA dont les effets collatéraux de son utilisation emportent plus de conséquences négatives que positives pour les populations africaines, c'est-à-dire pour les 14 membres de la zone CFA (8 appartenant à l’union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest, Bénin, Burkina, Cote d’Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo et 6 appartenant à la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, Cameroun, Centrafrique, Congo Brazzaville, Gabon, Guinée Equatoriale, Tchad).
Les 14 pays sont gérés par 2 banques centrales distinctes : la banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest pour les pays de l’Afrique occidentale et la banque centrale des pays de l’Afrique centrale des pays de l’Afrique centrale. La contribution d’Adamou Fall pour intéressante qu’elle soit, laisse de côté plusieurs questions que je souhaite mettre en avant.

1.Peut-on créer une zone monétaire optimale en Afrique centrale et en Afrique de l’ouest, dès lors que les principales entreprises pour lesquelles la zone CFA a été créée sont étrangères ? Elles sont françaises et la fixation d’un taux de change fixe et non d’équilibre vise d’abord avant tout à satisfaire la promotion, la production et la profitabilité des entreprises françaises.
2. La théorie économique enseigne que la dévaluation peut être un remède lorsqu’il est pratiqué par un pays dans un environnement internationale stable et si toutes les conditions favorables sont remplies. Lorsqu’une dévaluation se produit dans un pays, la valeur de sa monnaie diminue en terme de monnaie étrangère. Les prix des produits nationaux paraissent alors moins élevés à l’étranger et le pays est normalement avantagé dans le commerce international.
Où sont les entreprises championnes et nationales, voire régionales, dans la zone de l’UEMOA (Union économique et monétaire de l’Afrique de l’ouest) et dans la zone CEMAC (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) ? Où sont les entreprises à majorité de capitaux sénégalais, béninois, congolais, tchadiens, qui exploitent les gisements miniers et le coton et qui exportent sur les marchés mondiaux ? Où sont les spécialistes africains, banquiers, traders, actionnaires, des entreprises de nationalités béninoises, congolaises capables d’influencer la stratégie des entreprises nationales ?

3.On nous parle d’un euro fort qui aurait des conséquences négatives pour la zone CFA. Que font les gouvernances nationales et régionales dans les deux zones vis-à-vis de ces effets négatifs d’un euro trop fort ? Pas grand-chose, car les différents gouvernants restent démunis intellectuellement et politiquement et de plus la monnaie en Afrique de l’ouest et en Afrique centrale apparaît comme non intégrée à la définition des projets de développement. Pour les Africains et leurs gouvernants, le franc CFA est un véhicule utilitaire commercialo-financier, sans prise véritable sur les structures réelles économiques et culturelles.
4.Le rapatriement des devises gérées par le Trésor français vers une banque de compensation régionale ne résout en rien les problèmes microéconomiques de l’intégration de la monnaie dans une structure dynamique. Dans des régions non productives, avec une absence notoire d’un capitalisme régional, comment donner des signaux au reste du monde sur les effets de richesse, sur les investissements, sur la valorisation de l’épargne et sur la capacité des deux régions ouest à gérer la contrainte externe et au-delà la confiance vis-à-vis de la nouvelle monnaie créée.
L’évolution de la gestion monétaire implique un processus d’apprentissage qui, de génération en génération, permet de mieux cerner le phénomèn,e monétaire. Or il semble que les africains se satisfont de la dématérialisation de la monnaie CFA, ce qui confine à son inutilité au plan mondial, puisque les Africains eux-mêmes acceptent que le franc de la communauté financière africaine commun aux pays de l’UEMOA ne soit pas convertible avec le franc de la coopération financière en Afrique centrale.

5. Les interrogations d’Adamou Fall sont intéressantes. Elles ouvrent un champ intellectuel qu’il faut approfondir et il faut que les gouvernants, les universitaires, les banquiers et toutes les personnes érudites qui s’intéressent au phénomène monétaire en Afrique réfléchissent sur la nécessité de doter l’Afrique centrale et de l’ouest d’une monnaie certaine dans un environnement d’incertitude et d’information imparfaite.
Lucien Pambou
Professeur de Sciences économiques et sociales
Président de l’Association DEDIP Développement, Diversité, Partage www.dedip.org _________________ Le Mensonge peut courir un an, la vérité le rattrape en un jour, dit le sage Haoussa Ma devise: se SURPASSER ,ne JAMAIS ABDIQUER,TOUJOURS RESTER HUMBLE |
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 | Sujet: DEBATS SUR LE CFA / ARGUMENTS Sam 11 Aoû - 19:33 | |
| DEBATS SUR LE CFA / ARGUMENTS - Source d’une éventuelle dévaluation : La force «dévastatrice» de l’euro
Appréciation de l’euro par rapport au billet vert qu’est le dollar, compétitivité des exportations, tels sont, entre autres, les arguments qu’avancent ceux qui sont favorables à une deuxième dévaluation.
Depuis 2004, la valeur de la monnaie européenne n’a cessé d’augmenter face au dollar. De 0,83 l’euro est passé à 1,31 dollar fin en fin novembre 2006, pour atteindre 1,36 dollar en avril 2007. «Pour les argentiers européens, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Le seuil critique est encore loin», lit-on dans le nouveau journal Les Afriques. Ce qui n’est pas le cas pour les pays qui ont en commun le franc Cfa, car, le premier numéro, juillet-août, de cet hebdomadaire économique indique que «l’euro trop fort comporte des conséquences négatives pour la zone Cfa». Un argument que brandissent certains économistes pour défendre la thèse d’une nouvelle dévaluation du franc Cfa. De l’avis de ces pro-dévaluation, «le coût de la main d’œuvre, déjà élevé en comparaison avec les pays asiatiques, en est artificiellement gonflé. Il encourage les importations au détriment des productions locales, y compris l’importation de biens qui ne sont pas nécessairement indispensables». Aussi invoquent-ils d’autres effets bénéfiques de la dévaluation, qui croient-ils, va renforcer la compétitivité des produits, permettre une augmentation des exportations et de leurs revenus, et une atténuation de la pression des importations. «A l’exportation, les productions locales deviennent moins compétitives que celles qui concurrencent des pays hors zone euro. Il en est ainsi du coton béninois, de la banane camerounaise, du café ou du cacao ivoirien face aux produits analogues américains et latino-américains qui exportent en dollars, et qui sont, de surcroît, subventionnés. Le revenu des exportations de matières premières africaines facturées en dollars affaibli est diminué conséquemment», plaident les défenseurs de la dévaluation. Mieux, ils avancent les difficultés des principales filières agricoles de la zone. Un argument balayé par nombre d’experts africains qui estiment que la fragilité et la vulnérabilité des filières agricoles est à imputer à une récurrente mauvaise gestion de la productivité, mais également aux subventions européennes et américaines. En outre, contrairement aux pro-dévaluation, les rédacteurs du journal africain considèrent qu’«une dévaluation du franc Cfa aurait pour conséquence une hausse vertigineuse du coût des importations, un surenchérissement de la facture pétrolière, une inflation globale». Les confrères sont d’avis que «le chômage qui a déjà atteint des niveaux inacceptables, s’accroît davantage. Un abrupt changement de parité remettrait en question la pertinence des politiques de convergence que les pays de l’Uemoa (Ndlr : Union économique monétaire ouest africaine) et de la Cemac (Ndlr : Communauté économique et monétaire des Etats d’Afrique centrale) s’évertuent à respecter, tant bien que mal, pour consolider et renforcer les processus d’intégration économique et monétaire dans lesquels ils se sont engagés, plus résolument, depuis une douzaine d’années et qui ne devraient point être réversibles». Auteur: Dialigué FAYE _________________ Le Mensonge peut courir un an, la vérité le rattrape en un jour, dit le sage Haoussa Ma devise: se SURPASSER ,ne JAMAIS ABDIQUER,TOUJOURS RESTER HUMBLE |
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